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Dans une structure en béton précontraint, le béton est préalablement soumis à une compression, à l’aide d’armatures de précontrainte en acier, de sorte qu’une traction ultérieure, en service, donne une contrainte de traction très basse dans le matériau.
Quand le béton est précontraint par pré-tension, les armatures actives sont en contact avec le béton (fig. 1.A). Dans les structures précontraintes par post-tension, les armatures actives sont dans des conduits remplis de coulis de ciment ou de produit organique (cire, graisse) (fig. 1B, 1C). Ainsi, une éventuelle corrosion est due au remplissage incorrect des conduits.
Les armatures de précontrainte peuvent se corroder selon le processus habituel, comprenant une dissolution et une formation de rouille, ou par fissuration, quand elles sont tendues (corrosion sous contrainte). Dans le premier cas, des fissures sont amorcées aux racines de petites piqûres. Dans le deuxième cas, les fissures sont dues à la fragilisation d'hydrogène, la plupart du temps sans dissolution visible ni rouille. Après amorçage, une fissure se développe lentement jusqu'à ce que l’armature se casse. La durée de vie dépend de divers paramètres : nuance d’acier, type d'environnement, niveau de contrainte appliquée. Ainsi, seules les armatures de précontrainte des tendons durables sont choisies pour de structures réelles, après essais adéquats de corrosion sous contrainte.


Fissure sur la surface de rupture d’un fil, après corrosion sous contrainte
Par ailleurs, des armatures de précontrainte en matériaux composites, avec des fibres de verre ou de carbone, sont disponibles dans certains pays
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