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Bâtiments
: acrotères, et balcons, dans toutes les atmosphères,
éléments verticaux et terrasses, en milieu industriel
et maritime. Ce sont bien sûr les éléments les
plus sensibles des bâtiments, du fait soit de leur minceur,
soit de la difficulté à maintenir des enrobages suffisants.
Bâtiments
industriels : poteaux et dalles. Ces éléments
sont en effet soumis assez souvent à des expositions d'agents
chimiques. Les poutres sont également des éléments
particulièrement sensible des constructions industrielles,
car supportant parfois les dalles de plancher. Certaines sont parfois
dans des états assez surprenants.
Parkings
: poutres et dalles, en milieu maritime ou montagneux. Cela
est lié dans les deux cas à la présence des
chlorures (provenant respectivement de l'eau de mer et des sels
de déverglaçage). Il faut savoir que nombre de dalles
sont précontraintes, accroissant ainsi le danger de la corrosion.
Composants
de structures préfabriquées : il
ne semble pas que des problèmes importants soient à
signaler dans cette rubrique, du fait probablement que les bétons
sont mieux soignés, et mieux mis en oeuvre. Toutefois, les
poteaux de lignes électriques par exemple semblent être
un objet de préoccupation. Il faut savoir qu'il existe en
France un parc immense de poteaux en béton armé (environ
1 pour 2 habitants), dont les plus anciens ont plus de 60 ans.
Il existe également une importante pathologie touchant divers
éléments de construction, due à l'utilisation
dans les années 60-80 d'accélérateurs de prise
à base de chlorures de calcium. Cela concerne des panneaux
de façade, des acrotères, jardinières, etc.
Ponts et ouvrages d'art : dans cette catégorie
d'ouvrages, il apparaît que les zones les plus sensibles soient
les tabliers, les appuis en superstructures, et les équipements
de tablier (ou l'influence des sels de déverglaçage
est importante.
Réservoirs
(enterrés, au sol, aériens). Le principal problème
de ces structures est lié aux problèmes de fuites
d'eau, qui sont dus soit à la présence de fissures
(d'origines diverses : thermiques, mécaniques,
.) ou
de défauts d'enrobages des armatures, notamment si le milieu
contient des sels agressifs (chlorures notamment).
Sur les structures existantes souffrant de fissures, ou de fuites
diffuses, les réparations consistent à colmater les
défauts ou à installer une étanchéité.
Silos : les silos pour le stockage des matériaux granuleux
ou poudreux (céréales, ciments,
.) sont soumis
à de fortes contraintes, notamment pendant les périodes
chargement et de déchargement. Ces contraintes induisent
des fissures, verticales ou horizontales. Celles-ci peuvent être
à l'origine de pénétration d'eau, engendrant
une corrosion des armatures.
Aéroréfrigérants
industriels : ces structures sont soumises à
un environnement sévère (brouillard d'eau sous forme
de vapeur ou de gouttelettes entraînées à l'intérieur,
soleil, pluie ou gel à l'extérieur) engendrant des
contraintes amorçant des fissures. Par ailleurs le fort gradient
hydrique est à l'origine d'un transfert de vapeur d'eau pouvant
être la source d'altération du béton.
Cheminées
: les cheminées (industrielles notamment) sont soumises
à un environnement très sévère, acide
particulièrement (acide sulfurique et acide chlorhydrique).
Le fût souffre donc de phénomènes dus à
la neutralisation de l'alcalinité du béton, d'une
part, et d'attaque sulfatique d'autre part (par formation de gypse).
Cette attaque est parfois très profonde, et souvent irrégulière
en fonction de la hauteur.
Structures
portuaires : celles situées en bord de
mer souffrent de l'agression due aux chlorures. L'intensité
de la corrosion est liée à l'agressivité du
milieu (zone de marnage, d'éclaboussures, d'embruns). Des
défauts d'enrobage ou de qualité du béton sont
alors immédiatement mis en évidence.
Canalisations
en béton armé et précontraint :
la plupart sont enterrées, et des ruptures surviennent lorsque
la protection du béton n'est plus suffisante (carbonatation,
présence de chlorures).
Il faut également signaler
les
monuments historiques (églises ou autres ouvrages Perret
ou Le Corbusier), ou les bâtiments classés
en béton armé, de plus en plus nombreux, qui possèdent
leurs contraintes propres, notamment en termes de réparation.
Par ailleurs,
les
pathologies des bétons, dues à
ses propres constituants (alcali-réaction, ettringite différée,.
)
sont des cas particuliers, engendrant des désordres divers
(fissuration, déformation).
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